.Association Sîn

...Création théâtrale / Action culturelle

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Nous réveillerons partout les germes de la confusion et du malaise.
Nous sommes les agitateurs de l'esprit.
Toutes les barricades sont bonnes, toutes les entraves à vos bonheurs maudits.
Juifs, sortez de vos ghettos.
Qu'on affâme le peuple, afin qu'il connaisse enfin le goût du pain de colère!
Bouge, Inde aux mille bras, grand Brahma légendaire.
A toi, Egypte.
Et que les trafiquants de drogue se jettent sur nos pays terrifiés.
Que l’Amérique au loin croule de ses buildings blancs.
Soulève-toi, Monde!
Voyez comme cette terre est sèche et bonne pour tous les incendies.


Federico Garcia Llorca

 

Sîn est un outil de création artistique. C'est également le moteur de plusieurs actions culturelles. Elle accueillait, en 2006, les jeunes du camp de réfugiés d'Aïda en Palestine pour une représentation de leur dernière création théâtrale. Elle organisait, en 2003 et 2006, les journées théâtrales de rencontres et initie, cette année, en partenariat avec le Théâtre Enquête, le processus "Lieu d'hébergement".

 

Le "Lieu d'hébergement"
processus nomade de rencontre et de dialogue entre arts et société

 

Lors des secondes Journées théâtrales de rencontres, organisées par Sîn en octobre 2006, les différentes tables rondes ont permis de révéler de nombreuses affinités entre des artistes travaillant sur les champs du témoignage, de la mémoire, de l’histoire et de leur représentation artistique.
Dès l’issue de ces rencontres, l’association Sîn et le Théâtre Enquête ont entrepris une réflexion sur un nouveau projet : la création d’espaces-temps, que nous qualifions de « lieu d’hébergement », capables d’exacerber les échanges entre artistes, public, chercheurs, associations et acteurs culturels autours de propositions artistiques liées à la représentation ou à la transmission du réel, qu’il s’agisse d’histoire ou d’actualité.

 

"Lieu d’Hébergement", créé par les associations Sîn et Enquête, se fixe, dans le cadre de sa première édition, sur le terrain de la délocalisation du site de production de l’usine Well du Vigan vers la Chine et l’Italie, entraînant la suppression de 300 emplois, et propose une forme artistique librement inspirée de ce fait social et politique. C'est lors des Rencontres Littéraires organisées, autours du thème de "l'héritage de la clase ouvrière", à la Médiathèque Lucie Aubrac de Ganges, en octobre 2007, que la première présentation de cette forme est donnée.

 

Plus tard, c’est lors de la présentation de cette forme, en novembre 2007, à la Gare au Théâtre de Vitry-sur-Seine, qu’Emilien Urbach (Sîn) et Caroline Masini (Enquête), ont soumis aux membres de l’association Autre(s)pARTs (Acteurs Unis pour la Transformation, la Recherche et l'Expérimentation (Sur les relations entre) Populations, ART et Société), l’idée de penser ensemble une rencontre-débat autour de la notion d’urgence. Ce thème est né au cœur du "projet Well", dont la singularité veut qu’il se soit construit dans une rapidité assez significative, sur le plan de la production, du travail de terrain et de l’écriture.

 

"Lieu dhébergement" est un projet en perpéputel évolution et a vocation à devenir un réseau, une communauté, un outil transversal entre artistes traversés par les problématiques mêlant arts, cultures et société.

 

 

Janvier 2003
Accueil de l'Inad théâtre de Beit Jala (Palestine)

+ d'infos

 

 

Octobre 2006
Accueil du Théâtre National Palestinien (jérusalem)

+ d'infos

 

 

 

Les Journées Théâtrales de Rencontres

 

L’objectif de cette manifestation, organisée en janvier 2003 et octobre 2006, outre l’affirmation des volontés et exigences pacifistes de tous les participants, est de chercher à répondre ensemble aux questions que pose la confrontation des pratiques culturelles, politiques et artistiques de chacun. N’y a-t-il pas dans le réveil des peuples dominés une autre réalité à révéler que l’image, ultra-violente ou marquée par le fanatisme religieux, quotidiennement diffusée par les médias dominants ? La création artistique peut-elle être un moyen d’agir sur cette réalité qui veut que, pour certains, l’expression même de leur existence soit interdite par la guerre et les obscurantismes qu’elle engendre ? Alors que d’autres, enfermés dans leur autisme télévisuel et mercantile, leur fièvre sécuritaire et individualiste, peuplent des villes de morts vivants où l’art, le corps et l’intelligence, comme toute chose vivante, n’ont plus que valeur marchande ? Quelles pratiques des arts appellent alors une résistance internationale à la violence de la mondialisation ? Quels rapports les populations entretiennent-elles avec ces pratiques ? Et que veut-on construire à partir d’une collaboration internationale animée par la curiosité et l’amitié ?